El Chemin de Compostelle, également connue sous le nom de Route jacobéenne, est probablement l'itinéraire du Grand Tour le plus connu d'Espagne. Depuis le Moyen Âge, il est utilisé comme chemin de pèlerinage vers la ville où sont censés se trouver les restes de l'apôtre Saint-Jacques le Majeur, Saint-Jacques-de-Compostelle.

L'itinéraire le plus connu est le Chemin français, qui traverse le nord de la péninsule ibérique depuis la frontière française.

Saint Luc écrit : « Hérode Agrippa fit mourir par l’épée Jacques, le frère de Jean. » Il fait référence à Jacques le Majeur et à son frère, saint Jean l’Évangéliste, fils du pêcheur Zébédée et de Salomé. Apparemment, les disciples de Jacques le Majeur transportèrent ses reliques dans la région la plus reculée du monde connu. Plus tard, les guerres incessantes dans la péninsule Ibérique et les invasions barbares contraignirent les chrétiens à cacher secrètement ses reliques pour les mettre en sécurité. Leur souvenir s’estompe au fil des siècles.

La légende raconte qu'entre 825 et 830 après J.-C., dans une forteresse près d'Iria Flavia, aujourd'hui Padrón, dans la province de La Corogne, des « lumières ardentes » commencèrent à apparaître la nuit et des « anges » y surgissaient fréquemment. L'évêque de la ville à cette époque, Théodomir, confirma ces événements et les rapporta au roi asturien Alphonse II le Chaste. Ce monarque soutint d'emblée la diffusion de la nouvelle et la construction des premiers édifices religieux. Ce furent les fondations de ce qui allait devenir la grande ville de l'Apôtre, Saint-Jacques-de-Compostelle, ainsi nommée en l'honneur du saint et des « lumières ardentes » qui y étaient apparues (« campus stellae » en latin). 

Le Chemin Français parcourt plus de 750 km de Roscenvalles à Santiago, en passant par de fantastiques Forêts navarraises avant d'atteindre Pampelune, Logroño, Burgos, la Canal de Castille ou León avant d'entrer en Galice par l'O Cebreiro et d'arriver à Santiago.

Aujourd'hui, c'est un itinéraire que suivent chaque année des milliers de randonneurs et de cyclistes, qui a permis de redonner vie à de petites villes oubliées, absorbées par leur propre histoire.

Un voyage plein de culture et de nature, de gastronomie et de vins, de paysage et de campagne. Il semble que dans peu de temps le Camino de Santiago sera également l'une des voies d'entrée du Réseau Eurovélo en Espagne, ce qui contribuera encore davantage à maintenir l’afflux de cyclotouristes du monde entier.

Ultréia.